Résumé de l’interview que donne Efraim Clam dans podcast Afterworkplace #56
Lien vers le podcast : https://podcast.ausha.co/afterworkplace/immo-il-y-a-ceux-qui-decorent-et-ceux-qui-delivrent-avec-efraim-clam-de-klam
Publié par Efraim CLAM
« Je ne veux pas être partout. Je veux être excellent ici. »
J’opère des bureaux… dans un rectangle minuscule de Paris : le Sentier. Pour beaucoup, c’est une contrainte. Pour moi, c’est une stratégie. Cet article résume ce que j’ai partagé dans le podcast Afterworkplace : mon parcours, la philosophie derrière KLAM, et surtout les méthodes très concrètes qui nous permettent d’offrir un service ultra-fiable aux entrepreneurs.
D’où je viens, ce que je cherche à faire
Je suis arrivé au bureau opéré par amour du chantier. Avant KLAM, j’ai lancé une boîte d’affichage (Little Corner), j’ai rénové, tiré des câbles, posé des gaines, appris la clim’ et l’électricité. Ce goût du faire ne m’a jamais quitté.
Quand j’ai lancé KLAM, je cherchais un nom logique et assumé. Une discussion avec ChatGPT a fait émerger “K Location and Asset Management” — KLAM. C’est resté, parce que c’est vrai : nous louons, aménageons et opérons des espaces comme des actifs vivants, au service des équipes qui y travaillent.
Pourquoi le Sentier (et pas ailleurs)
Trois raisons simples :
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Réactivité opérationnelle.
Sur une panne critique (WiFi, contrôle d’accès, sanitaires), 10 minutes est mon seuil mental d’intervention. Tenir ce niveau à l’échelle de Paris est illusoire ; à l’échelle du Sentier, c’est notre quotidien.
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Produit adapté à la tech.
Le Sentier concentre une communauté de startups et de sociétés logicielles. Elles ont des codes : open space, grandes cafètes, salles de focus et de visio bien isolées, flexibilité au m². Nous avons façonné un produit dédié à ces usages.
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Vision de quartier.
J’aime ce morceau de ville, ses rues, ses façades, ses artisans. Je pense que sa trajectoire est claire : le haut de gamme discret arrive. Un jour, on y verra une boutique Hermès. Je préfère contribuer à cette histoire plutôt que de me disperser.
Notre modèle : l’exécution comme priorité
J’assume un modèle intégré et local :
- Entreprise de BTP interne (Sentier Services) pour garder la main sur les délais et la qualité.
- Équipes proches (physiquement et humainement) des sites.
- Décisions rapides sur le terrain : un seul responsable du délai (le chef de chantier), pas de ping-pong de mails pendant des semaines.

Avec Monsieur Pierre
« Sur un chantier, la responsabilité du délai ne se partage pas. Elle s’assume. »
Ce que je regarde quand je prends une surface
Je visite 20 à 30 biens par semaine. Comme un antiquaire : plus tu vois, plus ton œil s’aiguise.
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Époque constructive.
Je me méfie des plateaux haussmanniens (transferts acoustiques, charges limitées, couloirs parasites). J’adore certains volumes XVIIIᵉ ou post-industriels qui se prêtent mieux aux usages tech.
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Prix d’usage, pas prix au m².
Un loyer “pas cher” avec beaucoup de murs et peu de possibilités d’implantation peut devenir très cher par poste. Je fais toujours un space planning sommaire avant de me prononcer.
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Contexte et sécurité ressentie.
On loue un trajet quotidien autant qu’un bureau. La rue compte autant que le plan.
Méthodes concrètes (celles qui changent vraiment un projet)
1) Climatisation : décomposer pour payer juste
Je sépare les lots :
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J’achète le matériel et la mise en service chez un climaticien.
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Je confie tuyauteries et alimentations à des plombiers/électriciens.
Résultat : même qualité, coût total nettement inférieur et meilleur contrôle du calendrier.
2) Menuiserie : fabriquer sur place
Plutôt que d’envoyer chaque élément en atelier, on débit(e) et pose sur site (panneaux, assemblages, finitions).
- Délai : on démarre plus tôt, on corrige plus vite.
- Coût : jusqu’à ×6 moins cher que du 100 % atelier quand le besoin n’est pas “ébénisterie boutique”.
- Durabilité : beaucoup de bois ; ça vieillit mieux qu’une peinture et ça casse “l’ambiance bureau”.
3) Plans de travail : marier bois technique + carrelage
Les retards viennent souvent des plans en pierre (prise de cotes, usinage, pose).
Alternative robuste et esthétique : panneau support + grands carreaux (plan et chants).
- C’est durable, facile à nettoyer, disponible rapidement.
- Et surtout : le chantier ne s’arrête pas pour un créneau d’atelier.
4) Réseau : intégrateurs quand il faut, freelances passionnés le reste du temps
Les grands intégrateurs sont utiles sur des socles complexes. Souvent, un freelance expérimenté (et joignable) suffit :
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On achète le routeur et les bornes nous-mêmes,
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On fait câbler par l’électricien pendant le chantier,
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Et on configure avec le freelance.
Moins de coûts, moins d’intervenants, meilleure traçabilité.
5) Confort thermique : mesurer pour apaiser
On place des thermomètres visibles dans les espaces.
- Une perception de “froid” à 20 °C n’appelle pas la même action qu’une réalité à 17 °C.
- Mesurer dédramatise et responsabilise.
- Mieux isoler = moins de puissance installée, moins d’énergie, plus de confort.
People, toujours
Je préfère les bâtisseurs aux “prestataires”. Des personnes polyvalentes, fières de leur travail, capables de souder le matin et d’aligner un parquet l’après-midi.
Je demande souvent à rencontrer ceux qui feront vraiment le chantier. Pas seulement le commercial. C’est là que tout se joue : dans la posture et la fiabilité.
Design vs. délai : l’arbitrage assumé
Quand un aléa apparaît, je tranche pour le délai — sans renoncer à l’esthétique.
Un espace livré à l’heure, propre et cohérent, vaut mieux qu’un perfectionnisme qui décale l’emménagement d’une équipe entière.
La clé : anticiper les détails qui font dérailler (plans, réseau, contrôle d’accès) et accepter des solutions intelligentes plutôt que des “grands gestes” qui immobilisent tout.
Ce qui différencie KLAM
- Hyper-local : tout dans le Sentier.
- Hyper-réactif : intervention en minutes, pas en jours.
- Hyper-maîtrisé : chantier piloté en interne, décisions sur place.
- Hyper-sobre : matériaux durables, isolation sérieuse, mesure visible.
« Un bon bureau, c’est un lieu où l’on respire, où l’on se parle, et où l’on n’attend jamais trop longtemps qu’un problème se règle. »
Envie de passer voir ?
Si tu es fondateur ou DG et que tu veux un bureau opéré, fiable, chaleureux — passe dans le Sentier. Tu verras des espaces où le bois apaise, où la lumière circule, où la tech fonctionne, et où quelqu’un peut arriver en 10 minutes si un truc cloche.
